« Fin de l’anesthésie : le réveil brutal des Députés Honoraires devant le Centre Financier »

Spread the love

Le Collectif des Députés Nationaux Honoraires de la législature 2018-2023 a brisé, ce jour, un silence aussi lourd que les arriérés qui pèsent sur leur destin. Avec une détermination sans faille, ils exigent le paiement immédiat du reliquat de 75 % de leurs droits de tontine (DTO), bloqué depuis des mois sur la table du Ministre des Finances, Doudou Fwamba, dans une opacité que les élus du peuple jugent inacceptable.

Ces serviteurs de la Nation, qui ont porté la voix des citoyens durant cinq années de mandat, dénoncent l’ironie cruelle d’une République qui semble oublier ses fils après les avoir utilisés. « Après avoir tout donné à la patrie, devons-nous mendier ce qui nous est dû ? », s’interrogent-ils, fustigeant ce qu’ils qualifient de « clochardisation administrative », où les courbettes remplacent les engagements solennels pris devant le Parlement.

M. Doudou Fwamba, par ses promesses fermes, avait pourtant endormi les ardeurs par un discours rassurant. Mais aujourd’hui, le réveil est brutal : les Honorables estiment que ces assurances n’étaient qu’une « anesthésie verbale » destinée à gagner du temps. Ils réclament donc la liquidation sans condition de l’OPI unique de 75 %, conformément aux engagements pris solennellement en séance plénière.

Par ce cri d’alarme, ils interpellent non seulement le ministre des Finances, mais aussi Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, et Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Tshisekedi, en leur demandant une implication spéciale et urgente pour débloquer cette situation qui ternit l’image d’un État de droit qu’ils ont eux-mêmes contribué à bâtir.

Si la raison ne l’emporte pas, la rue parlera. Les Députés Honoraires annoncent, sans équivoque, un grand sit-in pacifique devant le Centre Financier de Kinshasa, à compter de ce lundi 29 juin 2026, et ce, jusqu’au paiement intégral de leurs arriérés. Le 30 juin, jour sacré de l’Indépendance nationale, ils entendent célébrer la liberté retrouvée de leur dignité, devant les grilles du temple des finances, symbole des promesses non tenues.

En dépit de ce bras de fer, le Collectif réaffirme sa loyauté indéfectible à la vision salvatrice du Chef de l’État, pour un Congo émergent, démocratique et juste. Ils rappellent qu’un État de droits se reconnaît d’abord à la manière dont il honore ses propres dettes envers ceux qui l’ont servi.

LE TONNERRE

Share

Related posts